Enregistrement de biomarqueurs oculomoteurs chez 50 patients avec neuroClues®, désormais certifié CE !
Actualités cliniques – février 2025
La newsletter de ce mois-ci est une véritable révélation.
Comme vous le savez peut-être, neuroClues® a officiellement obtenu le marquage CE en tant que dispositif médical de classe IIa ! Et comme si cela ne suffisait pas, nous avons également franchi une étape importante : 50 patients ont été enregistrés dans la cohorte ICEBERG. Prenons un instant pour expliquer ce que cela signifie pour nous… et pour vous !
Comme toujours, nous nous engageons à vous faire découvrir les dernières avancées sur le potentiel de l’oculométrie. Cette fois-ci, nous vous présentons une étude fascinante de Leng et al. (2024), qui démontre comment l’analyse des mouvements oculaires s’avère être un outil prometteur pour détecter les troubles cognitifs.
Au cours des prochains mois, nous explorerons comment neuroClues® peut améliorer votre pratique en nous concentrant sur les biomarqueurs qu’il extrait et sur la manière dont des recherches éprouvées démontrent leur valeur diagnostique. Restez à l’écoute !
Bonne lecture !
L’étude ICEBERG, officiellement intitulée «Étude de cohorte visant à identifier les facteurs prédictifs de l’apparition et de la progression de la maladie de Parkinson », est une étude longitudinale exhaustive et en cours, axée sur la compréhension de la maladie de Parkinson (MP).Avec pour objectif de recruter 360 patients, cette étude d’histoire naturelle d’une durée de quatre ans vise à identifier des marqueurs cliniques, d’imagerie et biologiques de l’apparition et de la progression de la MP, destinés à être utilisés dans des essais cliniques portant sur des traitements modificateurs de la maladie.
Lancée en novembre 2014 à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris, l’étude ICEBERG devrait atteindre son objectif principal en novembre 2029. Grâce à l’intégration de neuroClues® dans l’étude, 50 patients ont déjà été enregistrés avec succès !
L’iceberg de la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson a souvent été comparée à un iceberg, dont les symptômes visibles — tels que les tremblements, la rigidité et la lenteur des mouvements — ne constituent que la partie émergée. Sous la surface se cache une multitude de symptômes non moteurs, allant des troubles du sommeil aux déficits cognitifs.

Les symptômes cliniques de la maladie de Parkinson ne sont que le résultat visible d’un processus bien plus vaste qui se développe sous la surface depuis un certain temps : des lésions sous-jacentes et des modifications cérébrales.
La cohorte ICEBERG vise à mettre au jour ces aspects cachés grâce à des biomarqueurs, dans le but de révéler les détails les plus subtils et les plus fins de la progression de la MP. En identifiant ces indicateurs précoces, nous pouvons mieux comprendre l’évolution de la maladie, prédire quels cas évolueront plus rapidement et, à terme, détecter la maladie de Parkinson à ses stades les plus précoces.
Les mouvements oculaires, en particulier, se sont révélés être un biomarqueur prometteur, offrant de nouvelles possibilités pour un dépistage plus précoce et un suivi plus précis de l’évolution de la maladie.
Tout comme un iceberg, la plus grande partie de la maladie de Parkinson reste cachée. Cette recherche vise à mettre en lumière ces éléments invisibles.
Le rôle de neuroClues dans l’étude ICEBERG
neuroClues® participe à l’étude ICEBERG depuis avril 2023 et a franchi une étape importante en réalisant les 50 premiers enregistrements de biomarqueurs oculomoteurs chez des patients.
2. Les mouvements oculaires pour détecter les troubles cognitifs
Avec le vieillissement de la population mondiale, la prévalence des troubles cognitifs devrait augmenter, rendant ainsi cruciales la détection précoce et l’intervention précoce. Une récente revue de Leng et al. (2024) souligne le potentiel des examens avancés des mouvements oculaires en tant qu’outil précieux pour la détection précoce et la compréhension des troubles cognitifs.
Mouvements oculaires avancés
Contrairement aux mouvements oculaires réflexes de bas niveau, les mouvements oculaires avancés sont volontaires et contrôlés par des voies corticales et sous-corticales, reflétant ainsi les niveaux et les fonctions cognitifs. Ils comprennent divers types de saccades, comme illustré ici :

Caractéristiques cliniques de divers troubles cognitifs
Leng et al. (2024) ont présenté un tableau complet illustrant comment les troubles neurologiques associés à des déficits cognitifs se traduisent par des anomalies spécifiques des mouvements oculaires, ce qui renforce le potentiel de cette approche pour identifier et distinguer des maladies spécifiques.

Exemple : la maladie de Parkinson (MP) et la démence parkinsonienne (DP)
- La MP à un stade précoce se caractérise par une latence prolongée des antisaccades et un taux d’erreur accru.
- Les patients atteints de démence parkinsonienne (DP) affichent des performances inférieures à celles des patients atteints de la maladie de Parkinson (MP) dans des tâches telles que les anti-saccades, les saccades prédictives et les pro-saccades.
Implications cliniques
L’examen avancé des mouvements oculaires offre une méthode non invasive, objective et reproductible , susceptible de servir de biomarqueur pour le dépistage précoce et le diagnostic des troubles cognitifs. Cette approche pourrait même surpasser les échelles neuropsychologiques traditionnelles en termes d’efficacité de dépistage et de différenciation.
Lorsqu’elle est associée à des évaluations neuropsychologiques et à d’autres outils diagnostiques, l’analyse des mouvements oculaires est prometteuse pour améliorer la détection précoce et l’intervention, contribuant ainsi à retarder la progression de la maladie.
Alors, où cela s’inscrit-il dans le parcours clinique d’un patient ?
Quelle est la question clinique ?
Le médecin cherche à déterminer si le patient présente des signes de troubles cognitifs pouvant indiquer l’apparition d’une démence
À quel moment cette question est-elle posée ?
Cette question est généralement posée lors de la consultation initiale, au cours de laquelle les symptômes sont évalués pour la première fois, mais elle revêt une importance particulière lors des consultations de suivi, à mesure que la maladie progresse.
Qui pose cette question ?
C’est le médecin qui pose cette question cruciale, en se basant sur les symptômes observés et les changements cognitifs constatés.
À quel moment du parcours du patient cette question se pose-t-elle ?
- Lors du dépistage chez les populations à risque, telles que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson après plusieurs années d’évolution de la maladie.
- Lorsqu’il existe une suspicion clinique, qu’elle provienne des observations du médecin ou de la famille.
Quel est l’impact sur la prise en charge ?
Si un déclin cognitif est détecté, la prise en charge peut se concentrer sur :
- Un dépistage plus précoce, permettantdes soins plus rapides et plus efficaces, ainsi que des interventions sur mesure adaptées aux besoins spécifiques du patient.
- Des mesures objectives, offrant un moyen de suivre l’évolution de la maladie et d’évaluer la réponse au traitement, garantissant ainsi une efficacité maximale des thérapies.
3. Aperçu des prochaines newsletters
Au cours des prochains mois, nous vous présenterons des informations sur la manière dontneuroClues® peut améliorer vos consultations, en nous appuyant sur des études et des recherches convaincantes.
Voici un aperçu des prochaines newsletters :
- Mars — Saccades réflexes vs saccades volontaires et leurs voies neuronales
- Avril — Exploration des anti-saccades et de la fonction du lobe frontal
- Mai — La science derrière notre calcul des biomarqueurs
Nous serons présents lors des événements suivants, venons faire connaissance !

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